Les luttes qu’elles ont menées: les racines de notre succès

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Maître de 2e classe Nathalie Scalabrini

Les femmes ont leur place dans les Forces

Daniel Rancourt - Journal Servir

Le maître de 2e classe Nathalie Scalabrini s'est jointe aux Forces canadiennes (FC) le 17 juillet 1996 où elle est devenue opérateur de détecteurs électroniques (Marine). Elle a été basée sur la côte Est jusqu'en 2001 puis sur la côte Ouest jusqu'en 2007 avant d'être mutée à l'École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC) de Saint-Jean où elle travaille actuellement. Elle a épousé un autre militaire, lui aussi de la Marine et lui aussi à l'ELRFC, le maître de 2ee classe Jason Saumure, avec qui elle a eu deux enfants, Danny 20 ans et Alexandra 5 ans.

"Depuis que nous sommes à l'ELRFC, c'est la première fois que nous vivons ensemble depuis 1999. Nous aimons dire que nous sommes un couple monoparental", commence-t-elle. Ne pouvant évidemment pas être affectés au même navire, son mari et elle ont vécu de longues périodes de séparation, la plus longue atteignant 36 mois (3 ans!), ne se voyant que lors des vacances ou des longs congés. "Mais chaque fois qu'on se retrouve c'est comme un nouveau voyage de noces!".

Selon elle, le plus difficile est l'éloignement de la famille et des enfants. Elle ajoute qu'avec les moyens de communication d'aujourd'hui, internet, les téléphones satellitaires, etc., c'est plus facile de maintenir le contact entre les membres de la famille.

La vie dans les Forces canadiennes

"On devrait faire plus de publicité sur la présence des femmes dans les FC. Aujourd'hui dans les Forces, tous les métiers, toutes les carrières, sont offerts et ouverts aux femmes. Même le travail de sous-marinier, qui a longtemps été le dernier bastion des hommes dans la Marine, est maintenant accessible aux femmes.

"L'organisation est très accommodante pour les femmes: nous avons nos salles de bain, notre intimité est respectée. Et nos patrons sont compréhensifs. Enfin, pour les familles, il y a des ressources qui existent, comme les centres de ressources pour les familles des militaires. Faut en profiter, c'est là pour ça! Ces ressources sont sous-utilisées. C'est certain que ce n'est pas toujours rose, ce n'est pas toujours facile, mais il y a toujours du soutien. Quand il y a un problème, il faut aller chercher de l'aide. D'ailleurs, c'est souvent ça le plus difficile: demander de l'aide!

Pour 2008-2009, selon les dernières statistiques disponibles, il y avait 2 394 femmes officiers (soit 15,87%) et 6 198 femmes militaires de rang (soit 12,88%) dans les FC. Trois femmes ont atteint le grade de brigadier-général et 26 femmes sont adjudant-chef.

8 mars

Pour Mme Scalabrini, le 8 mars, c'est l'occasion de démontrer ce que les femmes sont devenues, où elles sont rendues et qu'on a eu raison de leur faire confiance! "Célébrons nos mamans, nos sœurs, nos enfants, et montrons-leur qu'elles sont importantes et que nous sommes fières d'elles!"

Pour l'occasion, les femmes de l'Organisation consultative des femmes de la Défense (voir encadré) de Saint-Jean, avec les femmes de Saint-Hubert et de Longueuil, vont monter un kiosque d'exposition à l'ELRFC qu'elles dédient, cette année, aux femmes d'Haïti.

"Le monde est à nos pieds! Profitons-en! Toutes les portes nous sont ouvertes! Il existera toujours des résistances, des obstacles, mais ne nous laissons pas abattre, montrons notre détermination et ne prenons pas un "non" comme réponse. Sachons trouver les arguments pour obtenir un "oui", conclut-elle, enthousiaste.

 

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