Exercice NORMANDIE à Farnham: les recrues passent de la théorie à la pratique!
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| Agrandir l'image Les membres de la patrouille inspectent le campement, posent des questions et prennent des renseignements (Photo: Servir) |
Daniel Rancourt - Journal Servir
Dans le bois, des tentes et des abris rudimentaires abritent des hommes et des femmes qui interpellent les militaires. Après avoir sécurisé le périmètre, des membres de la patrouille s'approchent et établissent le contact avec les civils qui disent être des réfugiés et qui réclament à manger et à boire. Bosnie? Kosovo? Afghanistan? Farnham.
Parti pour un reportage sur les rations (alimentaires) militaires (à paraître dans notre prochaine édition), je me suis retrouvé en plein milieu d'un exercice. Le peloton Romeo 34 (R0297F) formé d'une quarantaine de recrues en est à sa 12e semaine de sa formation de base. Pour ces recrues, l'exercice NORMANDIE est le point culminant de toute la formation reçue depuis douze semaines, un résumé récapitulatif de tout l'enseignement prodigué depuis leur arrivée à l'École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC) de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Les recrues de la patrouille inspectent le campement, posent des questions, prennent des renseignements. On promet de l'aide. Puis la patrouille reprend la route à pied vers son camp.
Les réfugiés civils interprétés par des comédiens et des comédiennes, des militaires en attente, du personnel civil, laissent tomber leur rôle comme on retire un vieux manteau et rentrent se mettre au chaud.
Camp Passchendaele
La patrouille entre au camp Passchendaele. C'est l'une des nombreuses bases d’opérations avancées érigées en pleine nature au centre d'entraînement de Farnham: un périmètre clôturé de barbelés, avec une barrière et une guérite à l'entrée, une tour d'observation fortifiée au centre, et des baraques, installations sanitaires et entrepôts, etc. Un vrai camp comme les militaires canadiens construisent et construiront là où ils se déploient.
Contrôle à la guérite: les recrues postées à la barrière arrêtent notre véhicule. En tout temps, les candidats doivent être sur le qui-vive, comme dans une situation réelle qu'ils rencontreront peut-être un jour lors d'une mission.
Vérification d'identité, vérification du véhicule, suis-je un étranger tentant de s'introduire dans le camp?, mot de passe, etc. Les instructeurs les admonestent, leur rappelant des consignes de sécurité qui devraient être pleinement maîtrisées, et corrigent leurs façons de faire.
Depuis maintenant presque une semaine, les recrues vivent au camp, encadrées par une équipe d'une dizaine d'instructeurs, et sont confrontées à des situations qu'ils risquent de rencontrer. Comme celle d'un camp de réfugiés. Ou une intrusion nocturne dans le camp. Ou une manifestation. Ou… Une autre mise en situation qui saura les surprendre! Mais qu'on en s'y méprenne pas, ces scénarios n'ont rien d'improvisé puisque les instructeurs suivent un programme développé par la section des Normes de l'École.
Ainsi, les candidats sont mis à l'épreuve afin de mettre en pratique toute la théorie qu'ils ont acquise à l'ELRFC dans des conditions qui ressemblent le plus fidèlement possible à ce qu'ils pourraient connaître plus tard au cours de leur carrière.
Pour résumer leur semaine jusqu'à maintenant, une recrue lance: "On n'a pas mangé beaucoup et on a très peu dormi". Et il restait encore deux jours à leur séjour au camp Passchendaele.
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