Un séjour en France des plus enrichissants

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Le major André Morin, lors du dîner auquel les représentants des pays alliés ont présenté aux militaires français les mets traditionnels de chez eux. (Photo : courtoisie)

Yves Bélanger, Servir

En août dernier, le major André Morin, commandant adjoint des Fusiliers de Sherbrooke, a eu l’opportunité de se rendre en France pour suivre le cours supérieur d’officiers de réserve spécialistes d’état-major (CSORSEM).

Le Maj Morin explique que chaque année, des réservistes de partout à travers le monde sont accueillis à l’École militaire de Paris, pour le CSORSEM. Cette fois, 26 stagiaires français et 14 stagiaires provenant de neuf pays différents y ont participé. « Nous avons pu nous familiariser avec la Méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle tactique qui se trouve au cœur du processus de planification de l’Armée française. »

La formation s’est terminée par la mise en pratique des documents et plans élaborés au centre de simulation de l’École militaire de Saumur dans la région de la Loire. « Ces trois jours intenses où le sommeil s’est fait rare ont permis aux deux centres opérationnels formés pour l’occasion de conduire une guerre numérique afin de voir l’effet des plans élaborés. Malgré un combat numérique acharné de l’ennemi, les forces amies ont été en mesure de remporter la victoire. »

Un bel accueil

Le commandant adjoint des Fusiliers de Sherbrooke avoue avoir été fort bien accueilli dès son arrivée à l’École militaire de Paris. « Le caractère chaleureux des Français a été remarqué dès les premiers jours. »

Il a grandement apprécié, malgré l’horaire académique très chargé, avoir du temps pour échanger avec les stagiaires et les instructeurs à propos de leur culture.

Au cours de la première semaine, les stagiaires français ont reçu leurs invités alliés avec un repas qui présentait des mets et boissons typiques de chaque région de la France. « Ce fut une occasion exceptionnelle d’apprendre les particularités de chaque coin de pays. Ce repas a également mis la table aux activités de cohésion qui auront fait de cette cohorte probablement l’une des plus soudées. »

La semaine suivante, ce fut au tour des pays alliés de présenter les armées de réserve de leur pays d’appartenance. « La semaine s’est clôturée avec un autre dîner d’échange culturel, mais cette fois-ci, c’était aux alliés de recevoir leurs confrères français. »

De bons souvenirs

Le major Morin garde un souvenir inoubliable de son expérience dans l’Hexagone, qu’il qualifie de hautement enrichissante. Elle lui a aussi permis de comprendre la méthode de planification opérationnelle française et de la comparer avec la nôtre. « Avec un peu de recul, je suis en mesure de dire que la formation canadienne du cours d’officier de l’Armée de terre (COAT) est un cours de qualité équivalente dont nous pouvons être fiers. D’ailleurs, certains stagiaires français se font offrir de venir suivre le cours à Kingston. »

 

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