Un dernier tour dans le fond du Richelieu

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Les archéologues subaquatiques Marijo Gauthier-Bérubé, Mathieu Mercier Gingras, Vincent Delmas, Daniel Laroche et Aimie Néron, de l’Institut de recherche en histoire maritime et archéologie subaquatique (IRHMAS). (Photo : Musée du Fort Saint-Jean)

Yves Bélanger, Servir

Du 6 au 15 août, un groupe de plongeurs de l’Institut de recherche en histoire maritime et archéologie subaquatique (IRHMAS) était de retour au Collège militaire royal de Saint-Jean. Leur mission pour cette troisième phase : sillonner les fonds marins de la rivière Richelieu à la recherche des vestiges du passé, dont ceux de l’ancien chantier maritime du Fort Saint-Jean.

L’archéologue Vincent Delmas indique que ce sont les mêmes cinq spécialistes en archéologie qui étaient à Saint-Jean-sur-Richelieu l’an dernier qui poursuivaient les fouilles subaquatiques cet été. Alors qu’au cours des deux dernières années le but des plongeurs était de faire du repérage, cette fois, des prélèvements d’artéfacts ont été effectués. « Nous avons entre autres pu remonter une galette de bois qui provient d’un des anciens quais du chantier maritime. Une analyse approfondie permettra d’en déterminer l’âge. » Il estime toutefois qu’il devrait dater du début du 20e siècle. « Nous savons, grâce à des clichés, qu’en 1930, ce quai était déjà en ruines. Il date donc sûrement de plusieurs années avant. »

Dans la rivière, à la hauteur du Vieux Mess, les plongeurs ont également trouvé des objets qui semblent dater de près de 170 ans. « Il y a aussi beaucoup de retailles de cuir qui proviennent des différentes industries en activité le long de la rivière à la fin du 19e siècle. »

Les archéologues subaquatiques ont également fait une découverte intéressante, soit une pièce qui serait sans doute un morceau d’épave. « Nous n’avons toutefois rien prélevé pour le moment. »
Malheureusement, le court séjour passé en sol johannais n’a pas permis d’aller plus loin et les chances de revoir l’équipe de l’IRHMAS sont minces. « Pour poursuivre, il nous faudrait une nouvelle subvention. » L’archéologue espère que de nouveaux fonds seront débloqués en ce sens au cours des prochaines années. « Les découvertes effectuées au cours des trois dernières années prouvent que cela vaudrait la peine d’aller plus loin. »

Il termine en remerciant le Musée, la Corporation du Fort Saint-Jean ainsi que le Collège militaire royal de Saint-Jean pour le soutien offert tout au long des trois ans de recherches subaquatiques. « Nous avons toujours été bien accueillis et supportés et nous en sommes très reconnaissants. »


 

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