Une année d’éloges pour l’adjudant Alexandre Cyr

Agrandir l'image
L’adjudant Alexandre Cyr s’est joint au Royal Canadian Hussars en 1999.

Yves Bélanger, Servir

L’adjudant Alexandre Cyr, du Royal Canadian Hussars (RCH), est un militaire qui fait honneur à son unité de réserve. Au cours des derniers mois, il a reçu trois mentions élogieuses, dont deux pour des actes de bravoures et de leadership qu’il a posés au fil des ans.

L’adjudant Cyr s’est enrôlé dans la Réserve en 1999, mais c’est toutefois dans son métier civil qu’il a fait preuve de courage il y a de cela 14 ans. « J’étais surveillant dans une école secondaire. J’assistais les éducateurs spécialisés dans leur travail », explique-t-il.

Depuis un certain temps, il se rendait compte qu’un gang de rue faisait la loi au sein de l’établissement scolaire de Ville-Émard et avait monté un solide réseau de drogues et de prostitution. Un jour, l’Adj Cyr a été témoin de menaces que dix membres de ce gang faisaient auprès d’un groupe d’élèves. « C’est clair qu’à ce moment, j’ai troqué mon chapeau de surveillant pour mon béret militaire. Je me suis donc interposé pour faire comprendre à ces jeunes qu’ils n’avaient pas leur place là et qu’ils n’atteindraient pas leurs objectifs. »

Alors qu’il maintenait au sol le chef de la bande, un des membres du gang s’est mis à le poignarder. Si son intervention a permis aux policiers de mettre ces malfaiteurs derrière les barreaux, l’Adj Cyr s’est toutefois retrouvé à l’hôpital en raison de profondes lacérations à l’omoplate gauche, aux doigts, au poignet, ainsi que d’une blessure au poumon. « C’est sans compter la blessure de stress post-traumatique qui me hante toujours. »

Neuf ans plus tard, au cours d’un exercice à la Base Valcartier, le courage et le leadership de l’Adj Cyr ont de nouveau été sollicités lorsqu’un militaire s’est retrouvé grièvement blessé en pleine nuit, la jambe lardée de pièces métalliques provenant d’une roue de véhicule. L’Adj Cyr a immédiatement immobilisé la victime pour ensuite lui appliquer des bandages et planifier son extraction.

Pour ce dernier, les actes qu’il a posés ne font pas de lui un héros. « J’étais juste là au bon moment et j’ai fait ce que je croyais qu’il fallait faire. » Il est malgré tout fier que ces deux actes aient été récemment reconnus par la 2e Division du Canada. « C’est sûr que ça m’a touché qu’on reconnaisse ces événements de ma vie. »

Il poursuit en soutenant que ce sont les Forces armées canadiennes, plus précisément ses frères d’armes du RCH, qui lui ont permis de passer à travers les épreuves vécues à la suite de son agression en 2004. « Ils ont été très présents et m'ont offert tout leur soutien. Jamais je n’oublierai ce qu’ils ont fait pour moi. Ils ont été mon salut dans cette histoire. »

Une autre mention élogieuse

Cet été, l’adjudant Alexandre Cyr a travaillé comme instructeur au camp Vimy de la Base Valcartier pour le Trimestre estival d’instruction individuelle (TEII). Au cours de ces semaines, il a dû faire face à diverses épreuves, dont celle de la chaleur et du manque de personnel. « À mon arrivée, j’ai vite compris qu’il manquait de ressources humaines. Heureusement, j’ai travaillé en collaboration avec d’autres unités et cela a permis de vivre une expérience intéressante et enrichissante. »

Le vendredi 17 août, il a reçu la Mention élogieuse du commandant du Centre d’instruction de la 2e Division du Canada des mains du lieutenant-colonel B. Maureen Wellwood et de l’adjudant-chef Robert Hains, respectivement commandant et sergent-major du Centre d’instruction. On a alors souligné son professionnalisme, son côté proactif et les efforts qu’il a déployés au cours de son passage au camp Vimy.

 

 

<< Retour à la page d'accueil