Étienne Boulay parle de l’importance de se confier

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Étienne Boulay a présenté sa conférence Le Parcours d'un combattant. (Photo : Cpl Myki Poirrier-Joyal – Imagerie Saint-Jean)

Yves Bélanger, Servir

L’ex-footballeur professionnel et animateur Étienne Boulay a, au cours des dernières années, conjugué le succès et la déchéance. Résilient, il a toutefois su rebondir et sortir plus fort de ses moments difficiles. Invité dans le cadre de la Semaine nationale de la fonction publique, il a donné une conférence le 31 mai à la Garnison Montréal et le 1er juin, à la Garnison Saint-Jean. Il y a invité les personnes qui souffrent à ne pas rester seules dans leur coin et à chercher de l’aide.

Étienne Boulay a tout d’abord parlé de son ascension dans le milieu du sport professionnel. Bien qu’il avait le feu sacré, il explique que le fait d’avoir été entouré par des gens qui croyaient en lui a grandement contribué à ce qu’il soit un jour repêché par les Alouettes de Montréal. C’était en 2006 et il avait alors 23 ans. « J’étais vraiment fier de commencer ma carrière professionnelle dans ma propre ville. »

Un jour, il est victime d’une importante commotion cérébrale et ce moment marque le début d’une période plus sombre pour l’athlète qui commence à mélanger médicaments, alcool et cocaïne. Un jour, il tente de s’enlever la vie et se réveille le lendemain sur un lit d’hôpital. S’ensuit une première cure de désintoxication.

Quelques mois plus tard, il croit avoir repris le contrôle sur sa vie et recommence à consommer de façon modérée. Il faut peu de temps pour qu’il retombe dans le cercle vicieux de la dépendance. « Un jour, j’ai réalisé par moi-même que ce n’est pas cela que je voulais et j’ai décidé de mon propre chef de retourner en thérapie fermée. Je dois avouer que le travail que j’ai fait à ce moment a été plus dur que n’importe quel entraînement de football que j’ai vécu. »

Étienne Boulay est sobre depuis 17 mois. Il sait désormais que son combat pour le demeurer en est un de tous les jours. Il explique que le meilleur moyen de vaincre ses démons a été celui de se confier. « Le fait que j’avoue publiquement mes problèmes de dépendance et que j’en parle ouvertement avec mes proches a été bénéfique et continue de l’être. »

Il soutient que son vécu de sportif a été aussi d’une grande aide. « Je pense qu’en plus de la discipline et de la rigueur, le sport enseigne la résilience et le fait de ne pas accepter les défaites. » Il poursuit en mentionnant que l’esprit d’équipe que l’on apprend dans le sport lui a  également été bénéfique. « Il faut arrêter de se battre seul. Je sais que des fois c’est difficile de parler de ses problèmes, mais il est primordial de trouver quelqu’un pour se confier et se libérer. Cette personne aura un détachement émotif par rapport à la situation et amènera un autre angle de pensée. »

 

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