Apprendre à maîtriser les dérapages

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L’instructeur de l’école de conduite Tecnic, Réal Godbout, en compagnie du Cplc Benoit Van Bael. , de la sécurité routière à la Garnison Saint-Jean.

Yves Bélanger-Servir

Au cours des dernières semaines, les responsables de la sécurité routière du service de la Conservation des ressources du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada ont effectué des tests avec un véhicule muni d’un équipement spécialement conçu pour simuler des situations de dérapage. Ces tests ont eu lieu aux Garnisons Montréal et Saint-Jean ainsi qu’à Base Valcartier.

L'utilisation du simulateur de perte d'adhérence permet de reproduire sur le sol sec le comportement d'un véhicule lorsque la chaussée est recouverte de neige, de verglas ou de pluie. Yannick Laberge, officier de sécurité routière de division au Service Conservation des ressources, explique que le but de ces tests était d’analyser la pertinence d’offrir éventuellement des cours pour prévenir les dérapages aux membres du personnel civil et militaire qui occupent des postes nécessitant plusieurs déplacements sur la route. « Les pertes de contrôle sont parmi les causes les plus fréquentes d’accidents qui nous sont rapportées. »

Au cours des tests, plusieurs personnes ont eu l’opportunité de conduire le véhicule. Elles étaient accompagnées d’un instructeur de l’école de conduite Tecnic qui leur donnait les conseils pour arriver à contrôler les différents dérapages. « Ce qui est bien avec ce type d’appareillage, c’est qu’on peut apprendre concrètement comment reprendre le contrôle du véhicule sans facteurs de stress. Il n’y a pas de danger de faire une sortie de route ou d’entrer en collision avec un autre véhicule », explique M. Laberge. « Tout se déroule à une vitesse maximum de 20 km/heure. L’impression est la même qu’un dérapage à haute vitesse. »

Chaque personne qui a fait l’essai du véhicule de simulation de dérapage a été invitée à remplir un questionnaire pour faire part de son expérience. Les réponses sont actuellement analysées. Le résultat final permettra au Service Conservation des ressources de faire des recommandations quant à l’offre d’un tel cours de dérapage à l’ensemble des employés civils et militaires de son territoire. « Jusqu’à maintenant, on peut dire que les résultats sont plus positifs que négatifs, mais nous attendons de les avoir tous compilés avant de nous prononcer. »

Yannick Laberge conclut en indiquant que la tenue de ces tests était parmi les dossiers prioritaires qui lui ont été confiés à son arrivée en poste à l’automne 2017. « Je suis très fier que l’équipe ait réussi à tout en mettre en oeuvre en seulement cinq mois. »

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