Un projet innovateur pour aider les candidats blessés

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Caroline Boucher, Pierre-Luc Désormeaux, François Lalonde, Hugo Cantin et Marc-André Déry.

Yves Bélanger - Journal Servir

Le projet de François Lalonde, spécialiste de l’exercice au Programme de retour à l’entraînement (PRE) à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), vise à améliorer la prise en charge des candidats blessés. Il est l’un des trois projets qui se sont retrouvés en finale pour le Prix de l’innovation dans le cadre du Symposium des gestionnaires des Programmes de soutien du personnel (PSP) qui a eu lieu récemment à Cornwall.

Bien que ce projet n’ait pas décroché la première place, François Lalonde était particulièrement fier que le fruit de son travail ait réussit à attirer l’attention du jury et lui ait offert la chance de se rendre en grande finale. « Les trois finalistes devaient effectuer une présentation devant les membres du jury, un peu à l’image de l’émission Dans l’œil du dragon. C’était stressant, mais très motivant. »

L’objectif principal de ce projet est de mesurer, de manière objective, l’évolution de la condition physique des candidats blessés afin de l’optimiser, ceci en mesurant la consommation d’oxygène maximale, la composition corporelle et les aptitudes musculo-squelettiques. Il vise également à diminuer le temps perdu suite à une blessure, à veiller au succès du test FORCE et à prévenir les rechutes.

Ce qui stimule particulièrement François Lalonde, c’est que la mise en application du projet auprès de 31 candidats de l’ELRFC a donné des résultats significatifs. « Nous pouvons objectivement affirmer que l’intervention/périodisation créée suite à cette initiative a un effet positif sur la condition physique des candidats et ce, malgré une blessure  musculo-squelettique », confirme-t-il.

Le spécialiste de l’exercice soutient que les membres du jury ont montré un grand intérêt face à ce programme déjà en opération à la Garnison Saint-Jean. « Je crois que c’est le fait que ce projet s’adresse principalement à l’ELRFC et non à l’ensemble des PSP au Canada qui l’a écarté de la première place », lance-t-il en ajoutant que c’est le projet d’encan pour les Fonds non publics qui a remporté la palme.

François Lalonde assure toutefois que même s’il a été conçu pour les candidats de l’ELRFC, ce projet est approprié pour l’ensemble des militaires blessés des Forces armées canadiennes. « Il est moins général au départ, mais il est facilement transposable. D’ailleurs, je suis certain que les résultats que nous obtenons convaincront d’autres équipes des PSP au pays à le mettre en place. »

Remporter le premier prix aurait permis au projet de bénéficier d’une bourse de 5 000 $, qui aurait été utilisée pour l’achat d’équipements supplémentaires et d’outils de recherche. « Cette somme aurait été la bienvenue, mais il n’y a rien qui dit que nous ne réussirons pas à aller chercher des fonds autrement ou que la publication des résultats obtenus ne nous permettra pas d’aller chercher des subventions pour assurer la continuité de ce projet », conclut François Lalonde.

 

 

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