Prenez position !

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Padre (capitaine) Raphaël Liboneye - Garnison Saint-Jean

Du 16 au 22 octobre se tiendra la Semaine de sensibilisation à la violence familiale. Le comité d’aide aux victimes de crise familiale invite les membres de la communauté militaire à prendre position et rappelle qu’il existe des ressources pour ceux et celles qui en souffrent.

La violence conjugale n’est pas un mythe, elle est partout, elle couve comme un feu, elle brûle comme une flamme, elle s’incruste dans une relation comme l’eau dans les fondations, elle vient à bout de tout, même des relations les plus sincères. Il faut tout simplement la prévenir, garder à l’esprit que l’on vit en couple par amour et que personne n’est acquis définitivement à l’autre pour être traité comme une chose.

On se choisit parce qu’on s’aime, donc on reçoit l’amour de l’autre comme nous lui en donnons. Personne ne doit quoi que ce soit à personne. C’est par pure gratuité que cette relation naît, grandit et mûrit. Il faut l’arroser d’amour, de respect et de communication, car elle est fragile face à la force, au manque de respect et à la domination. Acceptons alors l’autre tel qu’il est, en reconnaissant en lui ou elle l’indicible qui se dit au jour le jour.

La violence peut être verbale, psychologique, sociale, sexuelle, économique et physique. Sans entrer dans les détails, aucune violence n’est acceptable, car l’autre est sacré, destiné au bonheur infini et appelé à s’épanouir partout, même en couple. On vit ensemble parce que l’autre compte, a du prix à nos yeux et est irremplaçable. Il n’est jamais une chose, c’est une personne. Il n’est pas un acquis parce qu’il est insaisissable. Accepter que l’autre nous échappe, c’est aussi accepter de cheminer ensemble dans un respect mutuel, afin de nous découvrir petit à petit. C’est aussi lui donner l’occasion de dire encore : « Oui, je le veux », comme au premier jour de mariage.

La communication est comme un vélo tandem qui a besoin des deux partenaires ; le rythme qui le fait avancer est le fruit d’un effort commun, orienté dans la même direction. Le message envoyé doit être celui qui comble de joie, tricoté d’amour avec un fil de soie. L’autre n’est pas une poubelle dans laquelle on crache (excusez-moi !) tout ce qu’on ne veut plus garder en soi. Il y a des services qui sont disponibles pour vous à ce moment-là. S’il n’y a plus de joie à vivre ensemble, reconnaissons-le et parlons-en à notre partenaire qui en est souvent la première victime. Sinon, pour le respect qu’on lui doit, demandons de l’aide sans trop attendre.

Le temps est parfois l’ennemi des relations, entendons-nous souvent dire. Non ! Le pire ennemi de la relation est plutôt la routine. La routine rend terne ce qui brillait et comme le dit Céline Dion, « l’amour peut prendre froid ». Découvrir du nouveau dans notre partenaire est notre défi, car le temps passe vite dans un univers plein d’amour. Mais dans une vie où la haine règne, le temps s’arrête et c’est vraiment l’enfer.

La violence conjugale  n’est pas une fatalité, alors condamnons-là n’importe d’où  elle vient. Jésus a dit un jour : « Fais à l’autre ce que tu voudrais qu’on fasse pour toi » (Mat 7,12).

                           

Si vous avez besoin d’aide

Si vous pensez être victime de violence, si vous utilisez la violence envers vos proches ou si vous avez des inquiétudes pour quelqu’un, appelez !

- Services psychosociaux (lundi au vendredi, de 7 h 30 à 16 h) :

514 252-2777, poste 4668 (Montréal)

450 358-7099, poste 6720 (Saint-Jean)

- Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) :

514 252-2777, poste 4984 (Montréal) – 450 358-7099, poste 7955 (Saint-Jean) – 450 462-8777, poste 6810 (Saint-Hubert)

- Ligne d’information pour les familles : 1-800-866-4546

- Police militaire : 450 358-7099, poste 7911

- SOS violence conjugale : 1-800-363-9010 ou 514 873-9010

Si vous êtes un réserviste ou un employé civil du ministère de la Défense, visitez https://www.cfmws.com/fr/ourservices/servicesdirectory/pages/default.aspx

 

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