Exercice BASTION VERROUILLÉ : un tireur actif à la Garnison Saint-Jean

Agrandir l'image
L’an dernier, l’exercice s’était déroulé dans la Méga. Cette année, la simulation aura lieu sur l’ensemble de la garnison. (Photo : Imagerie Saint-Jean)

Yves Bélanger - Journal Servir

Le 26 octobre 2017 se tiendra l’exercice BASTION VERROUILLÉ à la Garnison Saint-Jean. Le personnel militaire et civil vivra pour la 3e fois un exercice de confinement alors qu’un tireur actif prendra celle-ci d’assaut.

Le capitaine Jacques Dubé, officier des opérations de la Garnison Saint-Jean, rappelle l’importance de tenir ce genre d’exercice afin de garder le personnel sur un pied d’alerte. « Il faut toujours être prêt à réagir si un tel événement venait à se produire chez nous. »

La menace est présente, même si aucun incident de ce type n’a été rapporté au cours des dernières années. Le but de l’exercice n’est pas de faire peur aux employés de la Garnison. Il se veut plutôt une façon de se préparer au cas où il y aurait un jour un tel danger. « Il est important que tout le monde connaisse bien les consignes et sache quoi faire et quoi ne pas faire. Ce type d’exercice est concret et aide à bien assimiler les consignes de confinement. »

Lancée à la Garnison Saint-Jean il y a trois ans, l’idée d’un exercice de confinement a été fort appréciée par la chaîne de commandement qui a décidé de l’imposer ailleurs. « Maintenant, la Garnison Montréal et la Base Valcartier organisent annuellement cet exercice. »

Pas uniquement dans la Méga

D’année en année, l’exercice de confinement qui portait autrefois le nom de MÉGA ALERTE, a pris de l’ampleur. Cette année ne fera pas exception. C’est sur l’ensemble de la Garnison Saint-Jean que le tireur actif fictif se promènera. « Nous aurons plus d’agents de la Sureté municipale de  Saint-Jean-sur-Richelieu qui participeront. Même leur directeur, André Fortier, a manifesté son intérêt à être présent lors de l’événement. »

Pour le Capt Dubé, il est essentiel que les policiers municipaux et les policiers militaires travaillent en collaboration. « S’il arrive une catastrophe, ce sont les policiers municipaux qui seront en mesure d’intervenir en grand nombre. Ils doivent apprendre à mieux connaître notre site pour assurer des interventions rapides et efficaces. » Encore une fois, quelques candidats de l’ELRFC seront dans le coup et joueront les rôles de victimes afin de rehausser le réalisme de l’exercice.

L’officier des opérations de la Garnison Saint-Jean poursuit en soutenant que les plus occupés au cours de cet exercice seront les commissionnaires du Centre d’appel d’urgence (CAU). « Ce sont eux qui, en fonction des appels qu’ils recevront, guideront les policiers vers la menace et géreront la crise. »

Un groupe d’observateurs sera également déployé pour analyser et évaluer les actions posées tout au long de l’exercice. « Le rapport de ces derniers nous permettra de mieux cerner nos lacunes et d’améliorer notre façon de faire, s’il y a lieu », conclut le Capt Dubé.

 

 

<< Retour à la page d'accueil