NSCM Donnacona : des recrues formées à Montréal

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Yves Bélanger - Journal Servir

Le Navire canadien de Sa Majesté (NSCM) Donnacona a vécu une première cet été. Il a formé sur place, dans ses locaux du quartier Saint-Henri, 24 futurs réservistes de la région de Montréal. Jusqu’à maintenant, seule la Base Valcartier était responsable de la formation des réservistes de la Marine royale canadienne.

Le lieutenant de vaisseau Nicolas Groulx, officier à l’entraînement pour le NSCM Donnacona, explique que 23 autres réserves navales ont formé sur place leurs futurs réservistes. « Le but était d’aider la Marine royale canadienne à combler les besoins et accélérer le processus de recrutement », précise-t-il en ajoutant que cette décision découle des intentions du ministère de la Défense nationale d’augmenter de 1 550 le nombre de réservistes tel qu’annoncé par le ministre Harjit Sajjan au printemps dernier.

Il raconte que le plus difficile a été de former l’équipe d’instructeurs. « Dès la fin de l’Opération LENTUS, je me suis mis à la tâche pour dénicher les meilleurs candidats. Une fois que cela a été fait, il restait à monter le programme de formation pour qu’il soit conforme à ce qui est offert  à Valcartier. Une fois cela fait, nous étions prêts à accueillir nos premiers candidats. »

Tout au long de ces quatre semaines, les futurs réservistes ont suivi des cours de marche militaire, des cours théoriques et reçu de l’entraînement physique. La seule différence avec l’entraînement de Valcartier, c’est que chaque participant retournait chez lui à la fin de la journée. « C’était d’ailleurs notre plus grand défi de passer de la vie militaire à la vie civile, de faire face aux bouchons de circulation, de vivre notre vie de famille tout en s’assurant de faire nos tâches pour s’assurer d’être fin prêts pour le lendemain matin, explique l’aspirant de marine Pamela Bussière, qui a suivi la formation et qui est une future officier d’affaires publiques pour le NSCM Donnacona. « Souvent, je me suis couchée à minuit et levée à 6 heures. » Les participants ont quand même dû se rendre à Valcartier pour quelques semaines pour suivre la partie de la formation qui ne peut être donnée à Montréal (simulations d’attaques, cours d’orientation en forêt ou d’utilisation du masque à gaz). « Certains de nos participants sont allés à Valcartier avant de suivre la formation chez nous. D’autres y sont allés après », indique le Ltv Groulx.

Ce dernier est particulièrement fier de souligner qu’environ 40 % des futurs réservistes étaient de sexe féminin. « C’est nouveau pour nous d’accueillir autant de femmes et cela change complètement notre unité de façon positive. » 

Le Ltv Groulx termine en soutenant que l’expérience vécue cet été a été concluante et qu’elle sera renouvelée l’été prochain. « En plus, cet automne, nous allons offrir la formation à temps partiel. Les participants se rendront chez nous les mardis et jeudis soir ainsi que le samedi. »

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