Un festin autochtone des plus savoureux

Agrandir l'image
Yves Bélanger - Journal Servir

Dans le cadre de la Journée internationale des Autochtones, les services d’alimentation de la Garnison Saint-Jean et de la Base Valcartier ont décidé d’offrir un menu composé exclusivement de recettes typiquement amérindiennes le 21 juin dernier. L’activité a été un franc succès.

Le capitaine André P. Jean, officier au service d’alimentation de la région Montréal du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada, soutient que 810 repas amérindiens ont été servis aux Cours gourmandes et que 306 convives ont goûté aux mets autochtones dans la salle à manger située sous le mess Patriotes. « Nous espérions 200 personnes à la cafétéria des employés. On peut donc dire que la réponse des gens a été très forte. »

Il poursuit en indiquant que l’organisation d’une telle activité n’a pas été une mince affaire. « Nous devions trouver des recettes de mets traditionnels autochtones. Cela n’était pas évident à trouver. Nous avons donc fait appel à la Maison amérindienne située à Mont-Saint-Hilaire. Ce sont eux qui nous ont prêté des livres pour que nous puissions aller de l’avant avec ce projet. »

Le temps n’a pas été un grand allié pour l’élaboration de ce premier dîner autochtone. « Nous avons eu un très court laps de temps entre le moment où nous avons obtenu l’accord pour l’organisation de ce dîner et celui où nous devions commander les aliments et produits du terroir pour qu’ils arrivent à temps. » L’équipe formée du Capt P. Jean, d’André Bresch et du caporal-chef Éric Genest a donc mis tout en œuvre rapidement pour le menu. « Heureusement, nous avons pu aussi compter sur l’aide du soldat Gabriel Gilbert et de l’ensemble du personnel du service d’alimentation. »

Un savoureux repas

Les efforts des organisateurs ont porté fruits puisque les participants se sont littéralement régalés lors de ce repas spécial. Médaillons de cerf aux baies de genièvre accompagnés de chutney de fruits, médaillons de bison au vin rouge, poitrines de canard aux deux moutardes, saucisses de faisan ou purée Wendake ne sont que quelques-uns des mets qui étaient offerts aux dîneurs au cours de cette activité. Les convives ont pu savourer leur repas au son des tams-tams.

Des personnes de la Maison amérindienne, Audrey Renaud, responsable de l’animation et médiatrice culturelle, et Louis-Xavier Aubin Bérubé, animateur, étaient également présents pour répondre aux questions des gens et s’occuper de l’animation. Mme Renaud a entre autres interprété un chant que la tribu des Abénaquis utilise généralement pour souhaiter la bienvenue à ses invités.

De retour en 2018 ?


Le Capt Jean termine en indiquant qu’il ne peut confirmer pour le moment si une telle expérience sera répétée l’an prochain. Il assure toutefois que la volonté est là. « Nous aimerions que cette activité soit reprise annuellement. Il faudra avant tout s’assurer d’avoir l’accord de nos supérieurs. L’an prochain, nous souhaiterions qu’un chef cuisiner amérindien puisse se joindre à nous pour concocter le menu. Cela permettrait un transfert de connaissances des plus intéressants. »


<< Retour à la page d'accueil